Estimez vos indemnités journalières CPAM et le maintien de salaire employeur selon votre ancienneté et le type d'arrêt.
En cas d'arrêt maladie, deux mécanismes de compensation entrent en jeu : les indemnités journalières (IJ) versées par la CPAM et le maintien de salaire par l'employeur. Ce maintien est légal (selon l'ancienneté) et peut être amélioré par une convention collective ou un contrat de prévoyance.
En maladie ordinaire, un délai de carence de 3 jours s'applique : les IJ CPAM ne démarrent qu'à partir du 4e jour d'arrêt. Ce délai n'existe pas pour les accidents du travail et maladies professionnelles (IJ dès le 1er jour). La fonction publique applique également un délai de carence de 1 jour depuis 2018 (hors accident de service).
Pour percevoir des IJ maladie, vous devez avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 derniers mois (ou avoir cotisé sur un salaire égal à 1 015 fois le SMIC horaire dans les 6 derniers mois). Pour les arrêts supérieurs à 6 mois, les conditions sont différentes (affiliation depuis 12 mois, 600 heures sur l'année).
De nombreux employeurs souscrivent un contrat de prévoyance collective qui complète les IJ CPAM pour maintenir le salaire à 90 % ou 100 % pendant des durées plus longues que le minimum légal. Les cadres bénéficient obligatoirement d'une prévoyance couvrant au minimum le décès. Vérifiez votre bulletin de paie : une ligne "prévoyance" indique votre couverture.
Voir aussi : calculateur brut-net, allocation chômage, congé maternité.
Après 3 ans d'arrêt continu (1 095 jours d'indemnisation CPAM), le salarié peut être reconnu en invalidité. Il perçoit alors une pension d'invalidité (catégorie 1, 2 ou 3) calculée en % du salaire annuel moyen. L'invalidité de catégorie 2 représente environ 50 % du salaire annuel moyen dans la limite du PMSS.
Oui, partiellement. Les IJ versées par la CPAM pour maladie ordinaire sont imposables à l'impôt sur le revenu à hauteur de 50 % (depuis 2010). Les IJ pour accident du travail ou maladie professionnelle sont exonérées d'impôt. Vérifiez votre avis d'imposition : les IJ sont normalement pré-remplies.
Non. Travailler pendant un arrêt maladie (y compris pour un autre employeur) est interdit et peut entraîner le remboursement de toutes les IJ perçues, ainsi qu'un licenciement pour faute grave. Des exceptions existent pour le travail thérapeutique, mais uniquement avec accord explicite du médecin et de la CPAM.
La longue maladie (arrêt supérieur à 6 mois) entraîne une prise en charge prolongée des IJ. Une affection de longue durée (ALD) est une maladie grave nécessitant un traitement prolongé, pour laquelle la SS prend en charge 100 % des soins liés à l'affection (sans ticket modérateur). Ces deux notions sont distinctes et cumulables.